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BOUAKE (Côte d'Ivoire) — Le Premier
ministre ivoirien Guillaume Soro a demandé samedi aux partisans du
président déchu Laurent Gbagbo de cesser de faire de sa libération une
condition de la réconciliation, après la sanglante crise post-électorale
qui a déchiré le pays.

"La guerre qui a eu lieu en Côte d'Ivoire est finie. Ceux qui doivent
répondre devant la justice répondront devant la justice. Je lis dans les
journaux +Il faut libérer Gbagbo pour qu'il y ait la réconciliation+.
Mais arrêtons!", a-t-il déclaré lors d'une cérémonie à Bouaké (centre),
fief de l'ex-rébellion qu'il dirige.

"Faites la repentance et dites aux Ivoiriens ce que vous avez fait contre eux", a-t-il poursuivi à l'adresse des pro-Gbagbo.

"Si c'est nous qui avions perdu, on ne serait même pas là pour parler de
réconciliation. Nos têtes seraient brandies comme des trophées de
guerre devant le palais" présidentiel, a-t-il asséné.

Le camp Gbagbo réclame sans relâche la libération de l'ex-président,
arrêté le 11 avril après plus de quatre mois de crise, dont deux
semaines de guerre, née de son refus de reconnaître sa défaite au
scrutin de novembre 2010. Il est détenu et inculpé comme des dizaines
d'autres personnalités de son bord.

Parallèlement au processus judiciaire, une Commission dialogue, vérité
et réconciliation (CDVR) a été officiellement mise en place cette
semaine par le nouveau chef d'Etat Alassane Ouattara.

Guillaume Soro s'exprimait lors d'une cérémonie d'installation de chefs
de l'armée, de la police et de la gendarmerie à Bouaké, dans le cadre
d'une tournée pour le retour de la force publique dans le Nord.

La moitié septentrionale du pays est sous le contrôle de l'ex-rébellion
des Forces nouvelles (FN) depuis son coup d'Etat raté de 2002. Les
combattants FN sont censés intégrer la nouvelle armée ou être
démobilisés à terme, un processus très lourd et complexe, pour que la
"réunification" proclamée soit une réalité.

Source : AFP

Les révélations de Soro sur Dogbo Blé

Après Korhogo, Séguéla et Bouna, le
Premier ministre, ministre de la défense, Guillaume Soro, a procédé,
samedi dernier, dans après-midi, à l’installation officielle des chefs
militaires et paramilitaires nouvellement promus à Bouaké. La cérémonie
s’est déroulée en présence de nombreuses autorités politiques et
militaires. Nous vous proposons un large extrait du discours du Premier
ministre, ministre de la Défense, Guillaume Soro.



«La cérémonie de ce jour est une importante dans le processus de
normalisation du pays. Une cérémonie forte par l’acte que nous allons
poser. Un  pays, un Etat a des piliers. L’un des piliers d’un Etat,
c’est l’armée. Et aujourd’hui, nous venons avec les gendarmes, les
policiers, les douaniers, les eaux et forêts et les militaires pour les
confier à la population et aux autorités de Bouaké. Cela est quelque
chose d’extrêmement important. C’est cela la réunification que nous
avons appelé de tous nos vœux. Bouaké se souviendra que quand nous 
sommes arrivés ici, nous avons dit que nous voulions la démocratie, nous
voulions la fin de la catégorisation des Ivoiriens, nous voulions une
armée républicaine.

Nous n’avons pas demandé dix mille choses. Nous avions pris un
engagement avec vous pour dire que nous ne sommes pas venus pour faire
une quête du pouvoir rien que pour le pouvoir. Non ! Nous avons dit que
nous sommes venus pour que la démocratie soit une réalité dans notre
pays. Et que désormais, plus jamais dans ce pays, quand vous voyez un
monsieur, de par son visage, ne lui donniez une ethnie sans qu’on ne
vous le demande. Ce sont des débats grégaires. On ne peut pas
développer un pays sur la base de l’Adn des gens. Un pays, c’est tout
autre chose et cela a fait du tort à la Côte d’Ivoire. Parce que la Côte
d’Ivoire est d’abord et avant tout riche de sa diversité. C’est parce
que nous sommes divers, différents que nous sommes riches. Par ce
brassage, chacun amène sa spécificité. Et, c’est l’agrégation de toutes
ces diversités, de ces spécificités qui fondent la richesse d’un pays.
Donc, ce sont ces histoires d’ethnisation que nous avons combattues avec
force. Parce que la Côte d’Ivoire, selon le vœu du premier président
ivoirien, c’est d’abord et avant tout une terre d’hospitalité. Le jour
où on quitte ces fondements, on va dans l’abîme. Et la Côte d’Ivoire a
connu l’abîme. Il faut sortir de l’abîme. Il faut bâtir une véritable
nation. C’était cela le sens du combat. C’est tellement beau d’être
différents mais d’être ensemble. C’est ce qui doit nous guider.

Nous avons dit que si ces questions sont réglées, nous nous retirerons.
Si tout citoyen ou citoyenne vivant sur la terre de Côte d’Ivoire peut
se déplacer dans la tranquillité, dans la sérénité et peut se préoccuper
de chercher les moyens de sa subsistance, librement, tranquillement,
alors, nous, nous n’avons plus de raison d’exister en tant que
combattant.

Je suis venu aujourd’hui pour tenir cet engagement. Cet engagement qui
part du fait que, dans les Forces nouvelles, il n’y a plus de branche
armée. Les FaFn sont dissoutes, c’est terminé. Nous voulons une armée
républicaine. Je vais vous faire une confidence que je n’ai pas encore
dévoilée depuis le début de la tournée. Quand le 11 avril,  l’ancien
président a été mis aux arrêts et qu’il nous a fallu avancer, on devait
procéder aux nominations dans l’armée. Le président de la République m’a
appelé en tant que ministre de la Défense pour procéder à la nomination
des grands commandements.

Il m’a dit monsieur le Premier ministre, je veux que vous me fassiez des
propositions basées d’abord sur la compétence. Deuxièmement, qu’elles
soient fondées sur l’application de l’Accord politique de Ouagadougou.
Voyez-vous, j’étais heureux, content parce que cela aurait été très
difficile pour moi si le président m’avait dit, monsieur Soro,
faites-moi des propositions sur la base des gens qui me sont fidèles.

Comment nommer sur la base de la compétence ? Je ne connais pas tous les
militaires. J’ai appelé le général Mangou pour lui dire de me donner
l’annuaire des officiers de l’armée. Nous avons consulté l’annuaire par
rapport aux grades, aux diplômes civils et militaires. Ensuite, j’ai
fait des propositions au président.

J’ai consulté des militaires qu’on ne connaissait pas et nous avons
essayé, sur la base de cet annuaire qui nous donnait les diplômes des
militaires, en prenant en compte l’exigence de l’Accord politique de
Ouagadougou qui voulait que dans le cadre de la réunification, si le
premier responsable vient des Fds, le second soit des FaFn. Voici les
deux grands critères que nous avons pris en compte. Et, le président de
la République a signé.

C’est pourquoi, je voudrais m’adresser à l’armée pour dire que nous
voulons construire une armée républicaine fondée sur les valeurs de la
République. Evidemment, nous allons commencer et progressivement, nous
allons nous y atteler. Il faut que les chefs militaires s’inscrivent
dans cette logique. Cela me paraît important ; c’est pourquoi, il faut
que les militaires retiennent clairement qu’il n’y a qu’une seule armée.
Il n’y a plus des ex-Fds ni des ex-FaFn. Vous êtes l’armée de Côte
d’Ivoire, il ne doit pas y avoir de discrimination. Vous devez
travailler ensemble, main dans la main, pour assurer et bâtir la
sécurité des biens et des personnes.

La guerre qui a eu lieu en Côte d’Ivoire est terminée. Ceux qui doivent
répondre devant la justice répondront. J’ai lu des choses dans les
journaux : ‘’il faut la réconciliation, il faut qu’on libère Gbagbo et
autres avant qu’on ne parle de réconciliation’’. Mais arrêtons ! Vous
savez très bien que si c’est nous qui avions perdu, nous ne serions même
pas là en train de parler de réconciliation. Si c’est nous qui avions
perdu, nos têtes seraient brandies devant le palais comme des trophées
de guerre, nos bras à Yopougon, nos pieds à Koumassi. C’est clair ! Là
où on nous aurait donné la mort, nous, on leur a donné la vie. Donc un
peu d’humilité, faites de la repentance. Dites aux Ivoiriens, ce que
vous avez fait contre eux. Le ministre Paul Koffi est là. On a fait les
enquêtes et, aujourd’hui, tout le monde sait qu’on prenait les gens pour
les découper comme le feraient des bouchers. On les mettait dans des
sachets et on les jetait dans la lagune. C’est bien ce que nous avons
vécu.

Mais nous, qu’est-ce que nous avons fait ? Dogbo Blé est là, à Korhogo.
Il sait bien que nous lui avons sauvé la vie. Tous les chefs militaires
ont été responsables. Qui a été tué par nous ? Dites-le moi !

Quand nous rentrions à Abidjan, nous nous sommes arrêtés à la lisière de
la ville. J’ai appelé le général Dogbo Blé. J’ai dit ‘’mon général,
nous avons encerclé la ville d’Abidjan. Je ne veux pas de bain de sang
dans la ville d’Abidjan. Je vous demande en tant que patron de la garde
républicaine, d’aller voir le président Gbagbo et de lui dire de déposer
les armes. S’il n’a pas confiance en nous, qu’il aille à la résidence
de l’ambassadeur de France ou à l’Onuci. Nous allons rentrer dans la
ville d’Abidjan sans qu’il y ait combat. Je m’engage à négocier avec le
président élu Alassane Ouattara pour qu’on négocie avec l’Union
Africaine pour lui trouver un poste, comme on en a trouvé au général
Sékouba Konaté en Guinée’’. Je me rappelle encore très clairement ce que
le général Dogbo Blé m’a dit. Il m’a dit ‘‘monsieur le Premier
ministre, je suis militaire et je sais me battre et j’ai les moyens de
me battre’’. Voilà la réponse qu’il m’a donnée. J’ai dit merci mon
général.

Moi, je ne suis pas militaire, je ne sais pas ce que cela veut dire,
mais le civil que j’étais, j’ai compris qu’il n’était pas très disposé à
faire la paix. Quand nous sommes entrés à Abidjan, le président m’a
encore demandé d’appeler tous les généraux pour leur demander de venir
faire allégeance. J’ai appelé tout le monde. Mangou est venu, Kassaraté
est venu. Guiai Bi Poin est venu. Impossible de joindre Dogbo Blé. Et on
apprend qu’il veut se déguiser pour sortir. Il a été pris. Lorsqu’il a
été pris, Dieu seul sait et lui aussi le sait, il peut témoigner qu’on a
dû donner de nos dos et de nos bras pour le protéger afin qu’il soit en
vie. Et il est en vie. Il aura droit à un procès équitable.

Donc, je le dis publiquement pour que les gens le sachent. Vagba
Faussignaux était dans le bunker, il s’est battu, il a été blessé. Mais
c’est bien nous qui l’avons envoyé à la Pisam pour le soigner. Mais je
sais très bien que si l’un d’entre nous était blessé, ce n’est pas à la
Pisam qu’on l’aurait envoyé. Le premier acte de réconciliation, c’est de
donner la vie et nous avons donné la vie à Dogbo Blé, à Faussignaux et à
tous les officiers qui ne rêvaient de faire de nous qu’une bouchée.
Quand on a fini cela, le reste, c’est une question de procédure.  

C’est pourquoi, je voudrais m’adresser aux militaires parce que la
fâcheuse tendance des politiques, c’est de manipuler l’armée. Il faut
que l’armée reste et demeure apolitique au service de l’Etat parce que
si on avait eu des généraux courageux, capables d’aller s’asseoir comme
je l’ai fait le 30 novembre devant Gbagbo pour lui dire ‘‘Monsieur le
président, nous sommes militaires, certainement que vous avez gagné mais
la situation militaire sur le terrain est difficile’’. Peut-être qu’on
n’aurait pas eu 3000 morts. De la même façon que le préfet de Bouaké
s’est levé pour dire qu’il n’y a pas eu de fraude à Bouaké. (…)’’

L’armée n’est pas là pour se retourner contre sa population. L’armée est
là pour la protéger contre tout danger, pour la sécuriser, pour
sécuriser les biens de cette population.

Le jeu démocratique est simple, celui qui a gagné, c’est lui qui dirige.
Tu as perdu, tu passes la main. Si tu veux revenir, le peuple est là,
convainc-le, parle-lui, séduit-le, drague-le. Mais si on compte sur
l’armée parce qu’on a nommé son cousin du village général, c’est
terminé.

On est en 2011, ce qui a été possible en 1960 ne peut pas être possible
en 2011. 2011, il y a facebook, twitter, rien ne peut se cacher. On est
en 2011, la démocratie est partout. Qui aurait pu penser qu’en Tunisie,
en Egypte, ces choses-là allaient se produire ?

Maintenant, la politique est moderne, c’est sur internet ; je me demande
dans les années à venir, si les mêmes outils traditionnels d’appareils
politiques vont survivre aux nouvelles technologiques de l’information
et de la communication. Maintenant, les gens font leur campagne sur
internet et ils gagnent.

Il faut que l’armée joue son rôle. Vous êtes-là, je sais que beaucoup
sont allés en exil. Nous avons demandé à tout le monde de revenir. Mais
nous ne pouvons pas obliger quelqu’un qui est allé en exil à revenir.
Tous ceux qui sont revenus sont là, vivent tranquillement, il n’y a
aucun problème. Moi-même, j’ai été un exilé et je sais ce qu’est que la
vie d’exil. Au début quand tu vas, tu es tout courageux, tu es tout feu,
tout flamme. Tous les matins, quand tu te réveilles, non seulement tu
espères que le régime tombe mais dans tes rêves, tu vois que le régime
est tombé. Tes rêves peuvent prendre dix ans, c'est-à-dire pendant dix
ans, tu peux rêver. Arrêtez de rêver, venez en Côte d’Ivoire pour qu’on
travaille pour construire le pays. Ce qui mérite d’être fait, c’est le
travail, il faut qu’on travaille. Il faut rebâtir la Côte d’Ivoire. Il
faut faire de la Côte d’Ivoire un Etat moderne, un Etat-leader qui tire
les pays de la sous-région. C’est pourquoi, je voudrais insister auprès
des chefs militaires pour qu’ils soient auprès de leurs hommes pour leur
inculquer la discipline, leur inculquer l’amour du travail.

Les policiers reviennent ici, il faut que la population les accompagne.
Mais il ne faudrait pas qu’on nous appelle après pour dire qu’il y a des
rackets, ce n’est pas bon. Il faut que les populations accueillent les
gendarmes mais, il faut bannir les aspérités du métier, les rackets et
autres. Cela doit cesser. Concernant les douaniers, ce n’est pas la
peine d’aller dédouaner jusque dans la chambre des gens. Je demande aux
eaux et forêts de protéger nos forêts. Le gouvernement veut compter sur
des hommes de valeur, compétents, rigoureux et disciplinés. Et cela, je
suis convaincu que c’est possible de le réussir.

Je vous invite à accueillir ici à Bouaké le dernier pilier de notre
nation, de l’Etat de Côte d’Ivoire. De votre accueil, dépendra le futur.
Je veux qu’il y ait une symbiose avec la population de Bouaké.

Vive la ville pour que vive la Côte d’Ivoire. Je vous remercie ! »


Publié le lundi 3 octobre 2011  par  Nord Sud










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